La regarder prendre dans ses mains et jouer avec le bas de soie.
Lui accorder le temps nécessaire à le faire fourreau.
L’encourager à ressentir le frémissement de la peau sous le bas.
S’étonner, mais avec retenue, de la sublimation de la cuisse.
Porter lentement le regard jusqu’aux confins de la miellée.
Puis la réserver.
L’abricot ainsi découvert doit être dodu et ferme sous la langue.
La langue tantôt alerte, tantôt lascive, toujours en pointe,
s’épanouit librement dans le velouté de chair.
La miellée est introduite dans le jeu.
Planter gland et hampe comme petit drapeau.
Allumez quatre feux avec la nuit tombante.
Avant que sous l’ondée ne se brise la première lance…
© Claude Roda Daniel